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Essai rétro Renault Estafette : retour sur un utilitaire populaire

Essai rétro Renault Estafette : retour sur un utilitaire populaire

http://www.largus.fr/actualite-automobile/essai-retro-renault-estafette-retour-sur-un-utilitaire-populaire-9171391.html

Elle fait partie du patrimoine ! Hormis la jeune génération, qui ne connaît pas la Renault Estafette ? Durant deux décennies, de 1959 à 1980, cet utilitaire populaire a été produit à plus de 500 000 unités. Increvable, il a véhiculé nombre d’artisans et de commerçants, mais aussi les gendarmes et les pompiers avec une version à 8 places assises, baptisée Alouette. En Roumanie, il y a même eu une version dédiée à la poste : la Dacia D6.

 

Comme bon nombre de modèles de la marque, l’Estafette est une voiture à vivre : son habitabilité est incroyable. Et si l’expérience de conduite à son volant est déroutante au début, on s’attache ensuite très vite à ce véhicule.


Une auto sans capot

Renault Estafette 1980 rouge calandre
La Renault Estafette a un nez court, la calandre est à l’aplomb du pare-brise.

Très compacte, l’Estafette a un gabarit de 4,07 m, une taille équivalente à celle d’une Renault Clio 4. Mais dans la gamme contemporaine de Renault, le successeur de l’Estafette, c’est le Renault Trafic SpaceClass. Doté de huit places, celui-ci s’étire jusqu’à 5,40 m !

Le tour de force de l’Estafette, c’est de se priver de capot. Le nez court et les places avant positionnées à l’aplomb de l’essieu permettent ce format bref. En contrepartie, l’accès à la mécanique s’effectue forcément par l’intérieur.

 

Renault Estafette accès au moteur
Le moteur est à l’intérieur. Il est accessible en soulevant un capotage entre les sièges.

Un coffrage amovible entre les sièges avant donne directement sur le moteur. A l’origine, il cubait 845 cm3 et délivrait 32 ch. En 1962, l’Estafette a eu droit à un bloc de 1 108 cm3 fort de 45 ch. Enfin, en 1968, la cylindrée est passée à 1 289 cm3 mais la puissance perdait deux chevaux alors que la valeur de couple progressait… 


Une conduite vivante

La conduite est en hauteur au-dessus de l'essieu avant.
La conduite est en hauteur au-dessus de l’essieu avant.

En prenant place à bord, le frein à main à droite du volant et les différentes commandes sont clairement visibles. A l’exception du levier de vitesses, introuvable. Pendant un temps, je pense avoir affaire à une version dotée d’une boîte de vitesses automatique avec commandes au volant, laquelle n’a jamais existé.

 

Renault Estafette planche de bord
Minimaliste,la dotation de la Renault Estafette comprend pourtant l’essentiel.

Au final, il ne faut pas chercher la commande de boîte à proximité de la planche de bord. Elle se situe bien plus en arrière entre les sièges. La position spécifique du moteur au sein de l’habitacle impose ce levier très reculé. Il faut laisser pendre son bras pour se saisir du pommeau avec une posture totalement inhabituelle pour un automobiliste d’aujourd’hui. Les règles d’ergonomie de l’époque étaient fort différentes, voire inexistantes. Et pour me compliquer la tâche, la grille est inversée avec une première en bas à gauche.

L’étagement des quatre rapports est très court. Le premier permet uniquement de « décoller » l’Estafette. Le second l’est tout autant et, finalement, on conduit en oscillant régulièrement entre la troisième et la quatrième vitesse qui vous emmène à 80 km/h dans un vacarme assourdissant. C’est le prix à payer pour avoir invité le moteur dans l’habitacle.

Cubique et métallique, la cabine fait caisse de résonnance. Les vibrations ne manquent pas. Je me suis demandé au début pourquoi le diamètre du volant était si important. La direction étant dépourvue d’assistance, mieux vaut éviter dans la mesure du possible de manœuvrer le volant à l’arrêt. Lorsque l’Estafette est en mouvement, la direction est alors bien plus légère et nécessite moins de biceps.

Pas besoin d'écraser le champignon, dans l'Estafette l'accélérateur est à roulettes !

Pas besoin d’écraser le champignon, dans l’Estafette l’accélérateur est à roulettes !

Heureusement, l’étonnante pédale d’accélérateur à roulette offre une position parfaite pour le pied droit dont on peut doser l’inclinaison à l’envi. Cette attention bienveillante compense l’imprécision du levier de vitesses et la dureté de la direction. Sans oublier une suspension trépidante qui impose de franchir le moindre ralentisseur à une allure plus que modérée. Une voiture à vivre, comme on vous le disait !

Perchés sur le train avant en net surplomb des trois autres rangs de sièges, le conducteur et son passager dominent la route. Une position qui permet de voir plus loin et de pouvoir anticiper, ce qui n’a rien de superflu vu l’efficacité des freins. Intégrés au pare-choc avant, les marchepieds sont très utiles pour se hisser à bord.

Un monospace à neuf places 

Il est aisé de circuler à bord de l’Estafette. La porte latérale est coulissante et trois strapontins rabattables sont implantés sur le côté droit des rangs deux et trois. Tout à l’arrière, la neuvième place est positionnée au-dessus de la roue de secours. L’occupant de ce dernier rang est encadré par des espaces de rangement placés en haut des passages de roues arrière. Il est assis dans le coffre et peut au besoin sortir par les deux petites portes battantes en partie basse qui sont surmontées d’une lunette s’ouvrant indépendamment. Le Citroën Berlingo n’a rien inventé…

Car News

via L’actualité de L’argus http://www.largus.fr/actualite-automobile/

May 18, 2018 at 01:32PM
http://www.largus.fr/images/images/renault-estafette-70.jpg

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